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SOYONS À L'ÉCOUTE DE NOTRE ENTOURAGE DANS LES VIOLENTES MALADIES QUE CERTAINS ONT À VIVRE.

RESUMÉ DE LIVRE
Clientèles et problèmes d'adaptation II
Présenté à
Mme Geneviève Caron
Par
Jessica St-Pierre
CEGEP La Pocatière
19 avril 1993
J'ai choisi de résumer un livre dont le sujet est la schizophrénie. Le titre de ce livre s'appelle "la schizophrénie expliquée", écrit par Gaëtan Morin. Suite à cette lecture, il y a des points que j'ai retenus et dont je voudrais vous parler. Ce qu'est la schizophrénie... Les symptômes de la schizophrénie, les causes, la famille du schizophrène ainsi que les traitements de la schizophrénie.
Premièrement, la schizophrénie n'est pas une maladie qui se détecte par des tests en laboratoire comme l'on détecte le diabète. Mais par ordre, on reconnaît cette pathologie par des diagnostiques qui ont été faits par des psychiatres. Donc il y en a plusieurs. Donc, il y a plusieurs définitions de la schizophrénie, en voici quelques unes. Au début, on appelait cette pathologie "démence précoce" par la suite, elle s'est appelé schizophrénie, qui veut dire simplement "esprit divisé". La schizophrénie débute avant l'âge de 45 ans. Cette maladie ne provient pas d'un trouble mental ni d'un retard. Les symptômes qui caractérisent cette maladie sont: le délire, ce qui veut dire, qu'ils ont des délires sur des convictions religieuses, délires de contrôle, délire de persécution. Ils ont des hallucinations auditives c'est donc une voix qui leur dit quoi penser et quoi faire, ces hallucinations se répètent souvent. Ils sont atteints aussi d'incohérence au niveau des associations d'idées. Leurs pensées ne sont pas très logiques et sont accompagnées de comportements inappropriés ainsi que d'un affect émoussé inapproprié. En plus de ces symptômes, il y a ce qu'on appelle des symptômes précédant ou suivant la phase de cette maladie, les voici: Un isolement social, dégradation dans le travail, soit à l'école et à la maison, des comportements bizarres, ils ne soignent pas leur apparence, ils ont un déficit dans l'hygiène, ils font de longs discours vagues, ils ont des pensées magiques, finalement des perceptions inhabituelles.
La schizophrénie se divise en cinq types. Cela comporte le type désorganisé, l'affect de la personne est touché et très discordant, son comportement est énormément désocialisé. Il y a aussi le type catatonique, celui-ci a un sérieux trouble de comportement, soit par une raideur musculaire qui amène des postures bizarres ou par le négativisme ou la stupeur. Le type panaoïde est le patient qui a beaucoup d'idées délirantes, d'hallucinations, d'idées de grandeur. Le type indifférencié, on classe la personne dans cette catégorie lorsque les symptômes psychotiques aigüs ne correspondent pas aux autres types. Et finalement le type résiduel, se manifeste auprès du patient après que les symptômes aigüs se sont résorbés et lorsque les symptômes négatifs dominent.
Les causes de la schizophrénie constituent des recherches scientifiques très complexes un peu comme pour le cancer car les scientifiques ont de nombreuses pistes mais ils n'ont pas trouvé de réponses définitives. La recherche d'une cause unique est très illusoire en ce qui concerne la schizophrénie. Pour les chercheurs, cela est très difficile de chercher les causes parce que la maladie est difficile à diagnostiquer. Il n'y a aucun test objectif pour valider cette maladie. Ils se servent principalement de l'observation des symptômes dont plusieurs sont purement subjectifs.
Il existe plusieurs théories dont celle de l'hérédité. Le principe de base est toujours le même, s'il y a des facteurs prédisposants, le risque de développer la maladie est plus élevé. Donc le risque de développer la schizophrénie est de 1% dans la population en général mais il est dix fois plus grand chez les pères, les mères, frères et soeurs de schizophrènes. Mais il n'y a pas que le bagage génétique, il y a aussi les effets de l'apprentissage et de l'environnement, l'une n'exclut pas l'autre. L'étude d'adoption a démontré l'hérédité: car la schizophrénie est plus fréquente dans la famille biologique du schizophrène adopté que dans la population en général ou dans sa famille adoptive. Donc l'hérédité fait partie d'un facteur de la schizophrénie mais les chercheurs ne connaissent pas la nature de ce qui est transmis ni le mode de transmission génétique.
La théorie biologique a avancé grâce à l'appareil appelé "scanner". Les chercheurs ont découvert une diminution de l'activité mentale dans la région frontale. D'autres études ont démontré une dilatation des ventricules cérébraux associée à une atrophie cérébrale. Cependant, ces hypothèses restent à être précisées et confirmées. En ce qui concerne les études biochimiques, ce qui est le plus intéressant en ce moment, c'est tout ce qui concerne les neurotransmetteurs cérébraux. Plusieurs indices laissent à croire qu'un de ces neurotransmetteurs, la dopamine, pourrait avoir un rôle à jouer dans les manifestations schizophréniques car les médicaments pour le traitement de la schizophrénie bloquent l'action de la dopamine. Cette hypothèse biochimique n'a pa beaucoup progressé depuis les dernières années. Et il serait invraisemblable de dire que ces facteurs biochimiques pourraient expliquer entièrement la schizophrénie. En fait, il n'existe pas encore de théorie globale des causes de la schizophrénie qui tienne compte de l'ensemble des observations et qui fasse consensus.
La famille joue un rôle dans la schizophrénie. Autrefois, on disait que c'était la famille qui était responsable de cette maladie mais qu'aujourd'hui, les chercheurs contestent cette hypothèse et ils soulignent plutôt l'importance de la famille dans la prévention des rechutes. Au début, il y avait plusieurs hypothèses. En 1948, on décrivait la mère schizophrénogène comme étant agressive, dominatrice et le père comme une personne passive et indifférente. Ensuite, en 1950, une nouvelle approche survient pour guérir les schizophrènes bien sûr, cela a rapport avec la famille, c'est un genre de thérapie familiale. Car il pense que faire des corrections dans les distorsions familiales cela arrêterait l'évolution de la schizophrénie. Donc, les trois principales théories des années 1950 se fondent sur la transmission de l'irrationalité. Ils entretiendraient un langage déficient qui leur serait nécessaire à leurs visions irréalistes d'eux-mêmes et de l'univers et c'est à ce moment-là que l'enfant préschizophrène deviendrait psychotique à cause d'une mauvaise expérience. Ils soutiennent que les parents égocentriques qu'ils ne pensent qu'à eux et négligent donc leur enfant. La double contrainte se fait lorsque deux personnes sont ensemble et l'une d'elles est désignée la victime. Comme par exemple, une mère qui repousse son enfant, car celui-ci voulait l'embrasser et à ce moment-même, elle lui dit de ne pas rougir devant elle, ceci démontre très bien la double contrainte. Donc, chez les individus schizophrènes, cela apporte de l'abandon, de la peur, de l'exaspération et de l'anxiété. La speudo-mutualité serait une forme caractéristique de la famille du schizophrène. Car la famille du schizophrène semble parfaite, elle semble ne jamais vivre de conflit. Tout le monde dans la famille partage les mêmes attentes donc aucune divergence n'est tolérée. Les parents des schizophrènes ont de la difficulté à communiquer mais cette mauvaise communication familiale apparaît aussi dans d'autres familles où un individu souffre d'un problème sévère et chronique.
Maintenant, il y a des programmes d'intervention psycho-éducatifs. Ces programmes comprennent la nature, l'évolution et le traitement de la schizophrénie. Ce programme a des objectifs moins ambitieux que la thérapie familiale. Cette approche vise à diminuer les rechutes des patients et l'intensité des émotions émises par la famille. Les intervenants jouent un grand rôle, même si la famille est perturbée, ils ne la rejettent pas pour autant.
Il n'y a pas de traitement qui empêche l'apparition de la schizophrénie. Le début du traitement se fait souvent par une hospitalisation nécessaire causée par un geste agressif, un épisode d'angoisse ou une attitude bizarre du comportement. Cependant, il y a une médication qui modifie les symptômes de la schizophrénie et ce sont les neuroleptiques. Les neuroleptiques ont été découverts par des compagnies pharmaceutiques et c'est le psychiatre qui choisit le neuroleptique et le dosage approprié. Cela a comme effet de diminuer les délires, les hallucinations etc... Voici un schéma qui vous permettra de comprendre le mécanisme d'action des neuroleptiques sur les neurones du cerveau. Les neuroleptiques donnent cependant des effets secondaires comme par exemple, des effets atroponiques; constipation, sécheresse de la bouche. Des effets extra-pyramidaux qui se produisent par des tremblements des muscles ainsi que des effets dyskinétiques (troubles des mouvements) qui apparaissent après plusieurs années d'utilisation des neuroleptiques.
Pour conclure, ce travail m'a permis d'approfondir mes connaissances sur tout ce qui touche la schizophrénie. Je ne savais pas que cette pathologie portait le nom de "démence précoce" au tout début. En ce qui concerne les symptômes, je les avais déjà vus en classe, mais cela m'a permis de mieux les comprendre. Je ne peux pas croire que des spécialistes pensaient que c'était dû uniquement à la famille si une personne était schizophrène. Aujourd'hui, ce n'est plus le cas mais je trouve que les gens ne sont assez informés sur cette pathologie, moi-même avant de faire ce travail, j'avais certains préjugés face aux familles. Les neuroleptiques causent des effets secondaires, mais à mon avis, ils sont rares les médications qui n'apportent jamais d'effets secondaires mais il ne faut pas désespérer, la science n'a pas dit son dernier mot!
(LaLonde, Pierre m.d., La Schizophrénie expliquée, Ed.G.Morin)
Présenté
par Madeleine Guillemette
SECRÉTAIRE DE RECHERCHE
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