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SOYONS À L'ÉCOUTE DE NOTRE ENTOURAGE DANS LES VIOLENTES MALADIES QUE CERTAINS ONT À VIVRE.

LA DISFONCTION CÉRÉBRALE MINIME
CHEZ LES ÉCOLIERS
IL Y A BEAUCOUP D'ESPOIR
Trois-Rivières (PC)
Les enfants atteints de disfonction cérébrale minime aboutissent très souvent dans des classes pour enfants déficients et y végètent alors qu'il y a moyen de les aider à vivre une vie pratiquement normale.
Selon le psychiatre Pierre Mailloux, il importe que la populations, les médecins, le corps enseignant et les directions d'écoles sachent qu'il y a beaucoup d'espoir pour ces enfants, car le désordre finit par se dissiper vers l'âge de 13 ou 14 ans.
- Elle frappe surtout les fils aînés
- Elle se caractérise: - hyperactivité, (agitation)
- problèmes de motricité fine (difficultés à colorier par exemple)
- difficultés d'attentions et de con entration,
- Impulsivité
- Troubles d'apprentissage (dyslexie)
L'intensité variable
Selon le Dr. Mailloux, ces troubles n'ont pas tous la même intensité chez les enfants. Certains seront plus impulsifs, d'autres auront plus de problèmes d'apprentissage.
Le trouble de motricité fine est sans doute le plus caractéristique. On peut toujour imputer la turbulence d'un enfant à des problèmes familiaux, mais rien de tel ne peux expliquer qu'un enfant de huit ans soit incapable de découper un cercle dans une feuille de papier. Cette difficulté est donc un excellent indicateur de dysfonction cérébrale minime.
Environ un élève sur 50, dans une école, souffre de dysfonction cérébrale minime sérieuse, soit une moyenne d'un élève par environ deux classes. Les enseignantes et enseignants ainsi que les commissions scolaires ne bénéficient pas d'informations sur ce problème et ne sont pas en mesure d'aider les parents de ces enfants. Il n'est pas donc rare que les enfants soient catégorisés comme des déficients alors que, en réalité, avec une médication appropriée, ces mêmes enfants peuvent facilement devenir des premiers de classe.
Les centaines de dépliants sur la question que l'Association Québécoise des troubles d'apprentissage a récemment fait parvenir aux commissions scolaires, aux comités de parents et aux écoles pour les inviter à s'informer ont connu très peu de succès.
Pourtant, le milieu scolaire devrait s'informer, explique le Dr Mailloux afin de ne pas faire l'erreur d'expulser des enfants qui peuvent être aidés.
Le pour et le contre la médication : LE RITALIN
Le Ritalin, un médicament fort connu et fort controversé s'avère de l'avis du psychiatre une véritable merveille lorsque administré en dose adéquate.
Ce stimulant appelé "PEP PILL" aux États-Unis, est une drogue fort prisée des camionneurs, car il leur permet de conduire pendant de très longues heures sans se fatiguer.
Fait surprenant, chez les enfants atteints de disfonction cérébrale minime, la drogue a pour effet de dissiper tous les symptômes par magie. Des enfants condamnés à l'isolement durant toute leur jenesse parce qu'ils sont agités au point de ne plus être endurables, adoptent soudainement un comportement exemplaire lorsqu'ils absorbent ce médicament.Leur concentration devient très bonne, leur motricité normale.
Malheureusement, le Ritalin présente aussi quelques désavantages: il coupe l'appétit, cause des nausées et peut retarder le sommeil au coucher.
Pour cette raison, le Dr. Mailloux conseille que le Ritalin ne soit pris qu'en fonction des heures de classe. En fin de semaine et durant les vacances, les parents devraient éviter d'en donner à leur enfant pour lui permettre de retrouver l'appétit normal et le sommeil indispensables à sa bonne croissance.
Les effets du Ritalin ne durent que deux heures et demie à la fois. Cette limitation peut donc représenter un problème pour les jeunes qui doivent prendre un autre comprimé à l'heure de la récréation et au diner. Depuis peu on peut se procurer du Ritalin s.r. (Slow Release à effet graduel) dont la durée est de 6 à 7 heures. Grâce à un enrobage concentrique, le médicament est libéré progressivement dans l'organisme. Malheureusement, ce type particulier de Ritalin ne convient pas à tous.
Même s'il a des effets spectaculaires, le Ritalin est extrêmement difficile à doser. La posologie varie selon chaque enfant et varie selon les périodes de celui qui en prend. cette difficulté fait que de nombreux médecins abandonnent la parite quelque temps après le début du traitement du Ritalin.
Le Dr. Mailloux ne voit qu'une solution à ce problème: établir un étroit dialogue entre le médecin, les parents et l'enfant. "C'est étonnant comment l'enfant peut nous donner un bon feed back sur sa médication, dit le psychiatre. Parfois, c'est encore ce qui nous permet le mieux de doser sa médication".
Pour recevoir des renseignements sur le Ritalin ou l'Association québécoise pour les troubles d'apprentissage, on peut écrire au 284, rue Notre-Dame Ouest, pièce 300, Montréal, Québec, H2Y 1T7.
(REF: Journal du Québec, le 27 octobre, page 10)
15 novembre 1991.
Présenté
par Madeleine Guillemette
SECRÉTAIRE DE RECHERCHE
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