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SOYONS À L'ÉCOUTE DE NOTRE ENTOURAGE DANS LES VIOLENTES MALADIES QUE CERTAINS ONT À VIVRE.

PSYCHOGENESE DE LA SEXUALITÉ
Cours CSO - 17854
Certificat en sexualité
Travail présenté à
Mme Nicole Deshaies
par
Judith Morasse
185 - 190 - 573
Université Laval
Décembre 1991
TABLE DES MATIÈRES
Page
Table des matières 1
Introduction 2
1. Les points d'intérêts du livre 3
2. Les limites et les lacunes du livre 4
3. Un élément avec lequel on est en désaccord 5
4. Mon élément du livre avec lequel on est en accord 6-7-8
Liste des références 9
Bibliographie 10
INTRODUCTION
La thèse de Monsieur Crépault est très enrichissante. Elle nous livre en 154 pages l'explication de l'ontogenèse sexuelle en passant par la période intra-utérine du foetus, la première et la deuxième enfance ainsi que l'adolescence. Elle nous renseigne très bien sur les raisons qui amènent la déviance sexuelle, l'homosexualité et le transsexualisme et le travestisme.
Le travail que je vous présente est une critique du livre en justifiant mes opinions.
1. Points d'intérêts du livre
Les points du livre qui m'ont le plus intéressée parmi le développement sexuel d'une personne sont la période intra-utérine, la première enfance et l'homosexualité.
Il m'a fait prendre conscience de façon doublement importante tout ce qu'on peut transmettre à nos enfants par notre façon d'agir. Lorsqu'on n'aide pas ou peu nos enfants à vivre leur
anxiété de séparation, cela peut engendrer des problèmes d'individualisation, de là l'importance de la refusion symbolique. Le lien de féminité doit être rompu.
Le garçon qui ne se désidentifie pas de sa mère aura de la difficulté à accéder à la masculinité. Donc, j'ai constaté à ma grande surprise qu'il était plus difficile de devenir un homme que d'être une femme. Il y a une féminité primaire chez le garçon et il devra se détacher de son mode primaire pour construire son mode de masculinité à travers un processus.
La peur de la séparation est souvent vécue tout au long de notre vie et reliée à notre enfance ainsi qu'à la façon dont nous l'avons vécue.
2. Les limites et les lacunes du livre
J'ai observé dans cette lecture un manque de rigueur scientifique et ça m'agace énormément. Monsieur Crépault émet des hypothèses non fondées scientifiquement.
Lorsque Monsieur Crépault nous parle de l'identité du genre, de l'acquisition des schèmes de comportements attribués socialement, à son sexe et de l'investissement érotique des différences sexuelles. Il nous les décrit dans un contexte de normalité selon les faveurs culturelles qu'il connaît. Donc, ça m'apparaît très aliénant, injuste, spécifique et très limité.
Même si Monsieur Crépault a travaillé très fort pour écrire ce bouquin, je crois qu'il a d'autres aspects à traiter pour compléter plus sérieusement son étude.
Personnellement, Monsieur Freud me laisse souvent perplexe, je suis en désaccord avec ses hypothèses. Comme l'exprime Monsieur Crépault, je suis convaincue que le complexe d'Oedipe expliqué par Freud est incorrect. Je crois que le milieu social influence davantage l'enfant que ses relations avec son père et sa mère dans sa tendre enfance.
3. Un des éléments du livre sur lequel vous êtes en accord.
Je suis d'accord sur le sujet qui traite de l'effet de la séparation chez l'enfant de 18 mois à 2 ans et demie environ (à la page 42).
Car même si le besoin de sécurité chez l'enfant dépend des deux parents, le trottineur est plus lié à sa mère qu'à tout autre adulte ou qu'à ses frères et soeurs. Il sait que sa mère est une personne très spéciale. Le besoin qu'il a de son amour est aussi grand que son besoin de nourriture. Son attachement à elle est possessif et égoïste. Il croit qu'elle peut le protéger contre tout danger.
C'est vers la fin de sa première année que l'enfant se rend compte que sa mère est celle qui l'aime, le protège et lui fournit des expériences agréables. Il croit ne pouvoir survivre sans elle.
Le jeu enfantin de "cou-cou" constitue pour l'enfant de maîtriser sa peur d'être séparé de sa mère. Puisqu'il peut la faire revenir facilement, il découvre qu'il peut aussi maîtriser son anxiété avec plus de facilité. Il se rend compte plus tard, dans le jeu de "cache-cache" que sa mère le cherchera, si elle ne le voit pas. Ainsi, il apprend peu à peu que sa propre action suffit pour faire revenir sa mère.
L'enfant a besoin de sa mère ou d'un substitut stable et aimant, comme compagnie quasi constante jusqu'à trois ans. A l'âge préscolaire, il acquiert une plus grande maîtrise de sa peur d'être séparé d'elle et il apprend à la partager avec d'autres.
Le jeune enfant ne peut comprendre pourquoi il doit être séparé de sa mère. En évoluant, il prend conscience du fait qu'il existe d'autres personnes (son père, ses frères et soeurs) que sa mère aime aussi.
Il est bon de préparer graduellement le trottineur à se séparer de sa mère en introduisant quelques adultes dans sa vie, tels que grands-parents, oncles, tantes ou amis. De plus, il est utile que le trottineur soit quelquefois gardé à la maison par une autre personne que sa mère afin que, progressivement, il assume son individualité et puisse supporter une séparation inévitablement plus longue.
4. Mon élément avec lequel vous êtes en désaccord
Je suis en désaccord lorsque Crépault dit (à la page 47) "que la dépression post-partum que connaissent certaines femmes s'expliquerait par un sentiment de perte d'une partie d'elle-même lors de l'accouchement, ou l'angoisse ressurgissante de leur propre séparation d'avec leur mère."
Moi, je pense qu'elle est causée et provoquée par un manque de soutien, qu'il s'agisse du mari, des amies ou de la famille et par le fait qu'elles ne peuvent faire part à personne de ce changement de vie car la naissance d'un enfant est très grand changement dans la vie d'une mère.
C'est une étape importante dans le processus de développement. Les nombreux changements physiques maternels, l'intégration incomplète de ses expériences de mère, les changements de rôle et l'incertitude d'une nouvelle relation mère-enfant contribuent à rendre le post-partum anxiogène. Fatigue, confusion, sentiments d'inutilité et dépression accompagnent souvent la nouvelle mère.
L'isolement de la famille, le manque de ressources communautaires, les contraintes économiques et les pressions exercées sur la mère afin qu'elle intègre son nouveau rôle créent des tentions additionnelles.
Moi personnellement, je crois que le cafard des accouchées est attribué à une chute soudaine des niveaux d'hormones: progestérone et oestrogène après l'expulsion du placenta. Il pourrait être causé par le déséquilibre entre ces deux hormones après la naissance, de même qu'aux nombreux changements physiques et chimiques qui s'opèrent dans l'organisme de la mère lors de son retour à un état de non-grossesse.
Par exemple, l'engorgement des seins, source de difficultés d'allaitement ou la sensibilité consécutive à une épisiotomie peuvent contribuer à un état de lassitude générale.
Certaines études démontrent que la dépression post-natale survient lorsque les mères sont insatisfaites de la façon dont l'accouchement s'est déroulé et estiment que la forme des traitements et la violation de leur intimité présentent un caractère bouleversant. Les pratiques suivies à l'hôpital ne les aident guère à former des liens affectueux avec l'enfant.
La dépression post-natale est peut-être le résultat du rejet par la mère du rôle de femme, c'est-à-dire la maternité.
LISTE DES REFERENCES
CREPAULT, Claude (1991), "Protoféminité et développement sexuel":
Presse de l'Université du Québec.
BIBLIOGRAPHIE
CREPAULT, Claude (1991):
Protoféminité et développement sexuel, Sillery: Presses de l'Université du Québec.
HUMBLET, J.-E. (1978):
Comment se documenter, s'informer, critiquerrédiger? Manuel de l'étudiant et du chercher, Paris: Nathan.
MARLOW, David, Leclerc (1976):
L'infirmière et l'enfant (2e édition) Montréal, Toronto. Les éditions HRW Ltée.
REEDER-MASTROIANNI, Martin Fitzpatrick, Bouchard-Goulet, (1978):
Soins infirmiers en maternité, Ottawa, Canada, Editions du Renouveau Pédagogique Inc.
Présenté
par Madeleine Guillemette
SECRÉTAIRE DE RECHERCHE
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