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LE SUICIDE CHEZ LES JEUNES
C’est un mal de vivre, c’est oublier la valeur de la vie qui leur est donnée. C’est un choc, la douleur, la surprise et l’inquiétude qui rongent la famille proche du jeune qui décide de s’enlever la vie qu’il commence. Le suicide contredit notre société dans la plus fondamentale de ses affirmations. Le suicide proclame que la vie n’est pas essentielle alors que la société essaie malgré elle des efforts de la conserver.
Voici un recensement chez les jeunes suicidaires :
1960 : 1,3 suicides/tranche de 100,000jeunes 15 à 19 ans.
1969 : 5,8 ‘’ ‘’ ‘’ ‘’
1979 : 12,9 ‘’ ‘’ ‘’ ‘’
1990 : 22,8 ‘’ ‘’ ‘’ ‘’
1960 : 6,3 suicides pour les jeunes de 20 à 25 ans.
1969 : 12,5 ‘’ ‘’ ‘’ ‘’
1979 : 23,2 ‘’ ‘’ ‘’ ‘’
Chez les garçons(20-24 ans)-chez les filles (20-24 ans).
11,2 1960-1969 3,3
27,2 1970-1979 6,1
36,7 1979-1990 5,9
Il y a six garçons contre une fille qui se suicident aujourd’hui.
La cause des suicides :
Le décrochage scolaire qui affecte beaucoup plus de garçons que de filles et les décrocheurs se privent d’autant plus vite des relations scolaires bénéfiques à ces jeunes décrocheurs isolés de la société. 30% des suicidés ont connu le décrochage scolaire et que 9% des garçons sont expulsés de l’école pour cause de violence ou de dépression.
Les garçons quittent l’école plutôt que les filles et il est vraisemblable qu’ils quittent aussi la vie plus souvent qu’elles. Mais par contre les filles ont trois ou quatre fois plus de tendance au suicide mais elles n’osent pas le faire.
Personne ne peut raconter ce que ressent un jeune suicidaire : toute la détresse intérieure, la culpabilité, ou la vengeance qu’il peut ressentir
¼Le suicide n’est pas une maladie sociale mais un mal de vivre qui est au-dessus de la force de vivre. Il adopte un mode de vie qui est une intention de mort. C’est insensé de vouloir quitter la vie avant de l’avoir vécue entièrement et pleinement.
La dépression chez les jeunes est la suite d’une crise car l’adolescent est lui-même en crise. Si un adolescent est affaibli par des abus (violence, inceste, agression sexuelle ou drogue), il est en proie à la peur et le désespéré peut rêver au suicide.
C’est au Québec que le taux de suicide est le plus élevé au monde. Trois adolescents sur quatre démontrent leur intention de le faire.
Un adolescent déprimé qui décide de se suicider, se sent libéré, son humeur s’améliore même, il devient euphorique et on le croit hors de danger. Sa décision arrêtée, il ne donne aucun indice : Il ne veut pas vraiment mourir mais veut flirter avec la mort pour indiquer au monde qu’il existe et qu’il a le mal de vivre sa vie. Il veut communiquer sa douleur intérieure, désespéré, son cri de révolte contre une situation intolérable comme les familles de parents alcooliques ou de pères incestueux car le jeune a pris l’habitude de cacher à tout prix le drame familial qu’il vit et donc il n’a pas mérité cela et en même temps, il nie ses propres douleurs en se culpabilisant de cet état de chose.
L’alcool et la drogue sont deux facteurs du suicide. La dépendance à ces éléments augmente le taux de suicide chez les jeunes. Les obstacles à la communication comme le sermonage, le mutisme, l’espionnage, la double identité en font un isolé de la société qui se perche sur son isoloir et qui veut se jeter en bas pour ne plus y revenir s’y percher.
Par Madeleine Guillemette
St-Honoré GL 3KO
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