DES RECHERCHES QUI ONT LIEU À QUÉBEC

Le Dr Henry Jenny était à Québec en février et en mars 1997 afin de travailler en collaboration avec M.Robert Guidoin. Ensemble, ils effectuaient trois recherches fort intéressantes pour les femmes porteuses de prothèses mammaires.

La première recherche consiste en l'analyse de quelque 1000 implants mammaires ces derniers ont été envoyés à M. Guidoin par des femmes qui se les étaient fait retirer. Au moment d'écrire ces lignes, plus de 300 prothèses avaient été examinées, notamment par le biais du microscope à balayage électronique. "Nous voulons voir à quel point la surface de ces prothèses est usée, dit le Dr Jenny. Nous voulons aussi déterminer la quantité de silice qui se trouve à la surface des prothèses après 5 ans, 10 ans, 15ans."

"La silice est un antigène connu comme étant très nocif, poursuit le spécialiste, et il y en a une certaine quantité dans l'enveloppe des prothèses remplies de gel de silicone. Nous voulons savoir si les femmes porteuses ont été en contact avec ce produit, et avec quelle quantité. Une telle exposition ne peut qu'avoir eu une incidence sur leur santé."

La deuxième recherche est l'analyse de ganglions lymphatiques. "Nous essayons de savoir s'il y a de la silicone dans les ganglions lymphatiques des femmes porteuses d'implants mammaires, dit le Dr Jenny. Nous avons découvert que la silicone peut se rendre jusque-là même si les implants ne sont par rompus. Et que quand la silicone s'introduit dans les ganglions lymphatiques, il se produit une réaction immunitaire. C'est la première fois que nous pouvons démontrer cela de façon absolue."

"Lorsque la silicone entre dans les ganglions lymphatiques, ceux-ci deviennent gonflés et sensibles, poursuit le spécialiste. Les femmes disent alors; "j'ai un petit nœud dans l'aisselle qui me fait mal". Quand on entend une telle remarque, il faut en tenir compte et faire une exérèse du ganglions lymphatique. On peut y trouver de la silicone liquide. Il faut dire aux femmes que si elles ont une douleur dans l'aisselle, elles ne doivent pas faire comme si de rien n'était. Elles doivent demander à être traitées."

La troisième recherche consiste en l'autopsie d'une femme décédée il y a environ 6 mois. "Nous avons trouvé de la silicone dans ses ganglions lymphatiques, dit le Dr Jenny, mais nous croyons qu'il y en a aussi dans ses poumons. Cette femme est décédée d'insuffisance respiratoire et nous croyons que c'est à cause de la silicone. C'est ce que nous tentons de prouver."

Consommation vous tiendra au courant de l'évolution des travaux du Dr Jenny et de M. Guidoin.

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